Terre de Briord

Louis-Julien Pantin de La Guère

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En 1833, Louis-Julien Pantin de La Guère achète Briord à un Dubois-Violette ruiné. Dix-sept ans plus tard, sa fille Mathilde apporte le domaine en dot au comte Pelet de Lautrec.

Les Pantin de La Guère n'ont tenu Briord qu'une seule génération. Leur passage n'en est pas moins décisif : c'est par eux que le domaine change de famille, non par vente, mais par mariage.

L'achat de 1833

Le 4 novembre 1833, Louis-Julien Pantin de La Guère, époux de Marie-Zénobie Jaillard de La Maronnière, achète Briord et ses cent soixante-quinze hectares à Jean-Anne-Thomas Dubois-Violette, ruiné par une seconde faillite. Le prix : 500 000 francs.

L'alliance avec les Jaillard de La Maronnière rattache les Pantin de La Guère à la magistrature nantaise — un milieu de robe, de propriété et de tradition, bien distinct des grands négociants qui les précèdent à Briord.

Une parenthèse de stabilité

Après les turbulences de l'époque Dubois-Violette — les spéculations, les expériences agronomiques hasardeuses, les faillites successives —, le domaine connaît sous les Pantin de La Guère une période plus calme.

Ce n'est pas rien. Briord a besoin de souffler. Le château, bâti soixante ans plus tôt, traverse le siècle sans grand bouleversement. Les terres sont entretenues, les métairies exploitées.

Le mariage du 17 juin 1850

Le 17 juin 1850 est la date qui compte. Ce jour-là, Mathilde Pantin de La Guère, fille de Louis-Julien et de Marie-Zénobie, épouse un jeune officier de Saint-Cyr martiniquais : Michel-Adolphe Pelet de Lautrec.

Briord entre dans la corbeille de mariage. Le domaine ne sera pas vendu ; il sera transmis, par la dot, à une famille nouvelle.

La transmission

Le domaine passe définitivement aux Pelet de Lautrec à la mort des parents Pantin de la Guère : Louis-Julien en 1860, Marie-Zénobie en 1864.

Ainsi finit, sans bruit, le passage des Pantin de La Guère à Briord. Ils n'auront ni bâti ni détruit. Ils auront transmis — ce qui, dans l'histoire d'un domaine, n'est pas le moindre des rôles.

La suite appartient au plus flamboyant, au plus procédurier, au plus romanesque des maîtres de Briord : le comte Pelet de Lautrec.

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