Terre de Briord

Le village de Briord

Petit à petit, pierre après pierre — Joseph Charette entreprit la construction du petit village de Briord au XVIIIème siècle. Écuries, colombier, chai, boulangerie, chapelle... un monde en miniature.

C'est peut-être avec ce doux refrain en tête que Joseph Charette entreprit la construction du petit village de Briord et que son successeur, Jean-Anne Dubois Violette, une fois passée la tourmente révolutionnaire, poursuivit et finalisa cette œuvre.

Aux origines, un ensemble de bâtiments souvent en mauvais état et d'origine médiévale constituait la basse-cour perpendiculaire au manoir, puis à l'actuel château. On y trouvait une écurie, une vieille chapelle, une fuie, quelques logements.

Nous sommes au siècle des lumières. Il n'est plus acceptable de supporter la vue, depuis le perron de votre magnifique château, de constructions utiles mais anciennes et hétéroclites. Alors on "exfiltre", de manière ordonnée, efficace et harmonieuse :


Le tout ceint de hauts murs et accessible en franchissant une lourde porte en chêne. Le village de Briord est né. Sans oublier bien entendu le secours de l'âme assuré en sa chapelle par le prêtre, recevant pauvres et fidèles dans la charmante aumônerie.

Si discret qu'il se fait oublier, si discret qu'il faut le débusquer — à l'orée du village de Briord, le petit colombier. Il est d'agrément par sa taille. Songez donc : soixante boulins seulement, pas de quoi nourrir un champ. Ses cinq faces de forme pentagonale, très originale, nous offrent une mine de questionnements.

Bientôt, au centre du petit village de Briord, aux pieds du joli puits couvert, vous entendrez les cris de joies et de peines, les chants, les rires, le son des sabots sur les pavés — vous entendrez la Vie.