Terre de Briord

François de La Noue, dit Bras-de-fer

Compagnon d'armes d'Henri IV, capitaine huguenot, auteur de traités militaires. Apparenté à la lignée de Briord par les L'Épervier.

De tous les grands noms qui gravitent autour de Briord, celui de François de La Noue est le plus prestigieux — et le plus entouré de légendes qu'il faut dissiper.

Le lien avec Briord

Le rattachement de Bras-de-fer à Briord passe par les femmes. Bonaventure L'Épervier, descendante de Pierre Landais et dame de Briord, épousa un premier François de La Noue, seigneur de la Noue et de Chavannes, baron de Sançay. De cette union naquit l'illustre capitaine.

Bonaventure rendit aveu pour Briord en 1533, mais ne conserva pas longtemps la châtellenie : elle la vendit à Jean des Rouxières. Le lien de Bras-de-fer avec Briord est donc réel, mais indirect : il tient à sa mère, non à une possession personnelle.

Bras-de-fer

Son surnom lui vient d'une prothèse : ayant perdu un bras au combat, il le fit remplacer par un bras articulé de fer. Capitaine huguenot pendant les guerres de Religion, il fut l'un des plus fidèles compagnons d'armes du futur Henri IV.

Homme de guerre, il fut aussi homme de plume : prisonnier plusieurs années, il rédigea des Discours politiques et militaires qui font de lui l'un des grands théoriciens de l'art militaire de son temps.

« Grand homme de guerre et plus grand homme de bien »

C'est en ces termes qu'Henri IV qualifiait La Noue. Blessé au siège de Lambale, François de La Noue mourut en 1591. Il laisse le souvenir d'un soldat intègre et d'un écrivain lucide — et, pour Briord, la fierté d'un cousinage avec l'une des plus belles figures du XVIe siècle français.