Joseph et ses cousins. De la fin du XIVe, date probable de son implantation dans le comté nantais, jusqu’à la veille de la Révolution, la maison de Charette s’est ramifiée à de nombreuses reprises si bien qu’il est malaisé de replacer le dernier propriétaire de Briord sous l’Ancien Régime, Joseph de Charrette, dans l’arbre généalogique plus que fourni de la famille
D’Italie par le Vannetais C'est à la toute fin du XIVe siècle qu’un Guillaume de Charette s’établit en pays nantais, précisément au château de la Thomassière (Sautron). De ces ancêtres, nous pouvons brièvement certifier que son père, demeurant dans les environs de Ploërmel, était compagnon de Bertrand Du Guesclin. Plusieurs historiens ont conclu à une origine ligurienne ; les Caretto ayant alors émigré au XIIIe siècle dans le duché de Bretagne. Cette hypothèse manque cependant de sources pour l’étayer. Une maison Nantaise La vocation nantaise de la maison se confirme par la charge de conseiller général, alloué au lieutenant général du présidial de Nantes, octroyée par François Ier, Jean, l’arrière-arrière-petit-fils de Guillaume. Domicilié pour sa part au château de la Bretonnière (Vigneux-de-Bretagne), ses descendants s’établissent autour de la cité des Ducs, les domaines possédés donnant automatiquement le nom d’un rameau de Charette (La Colinière et Bois-Briant à Doulon, La Chauvelière à Joué-sur-Erdre, La Contrie à Couffé, La Gascherie à La Chapelle-sur-Erdre). Faste époque pour la maison qui donne sept maires à Nantes pour le seul XVIIe siècle. Les domaines du Pays de Retz C’est au XVIIIe siècle que la famille de Charette pose le pied aux périphéries de l’ancienne baronnie de Rais. Ainsi arrivent dans le giron familial les terres de Boisfoucault (Saint-Même-le-Tenu), du Moulin-Henriet (Sainte-Pazanne), du Bois-Chevalier (Legé). En ce qui concerne Briord, c’est le mariage en 1725 de Jean de Charette[1], seigneur de la Botinière (Vallet), avec Françoise de L’Espinay, héritière du domaine qui fait entrer ce dernier dans l’escarcelle des Charette et fait de leur fils aîné, Joseph, le premier et unique Charette de Briord. En effet, seule une fille découle de l’union de celui-ci avec Michelle Portier de Lantimo. Précieuse descendance car c’est de cette Louise que dépjendra bientôt l’avenir de Briord…